Revue de Projets – mars 2016

Pour accéder à notre dernière revue de projets – Mars 2016

LES RDVS TERRITOIRES

Samedi 2 avril 19h-23h /// LA NUIT DES DEBATS AU 6B /// ENLARGE YOUR PARIS, ACCUEIL BANLIEUES, JULIEN BELLER, SERGE GLISSANT, VILLE HYBRIDE, RABIA ENCKELL... /// Expo "le 6b dessine son salon" + Table ronde "La culture Made in Banlieue; un modèle pour le Grand Paris ? + Concert de Jackson T.




BALADE URBAINE - SAINT-DENIS – SAMEDI 12 MARS-14H30. 
Réservez ici sur le site du CDT 93-Départ du 6b.

Nous proposons une balade avec Accueil Banlieues, une association d’habitants du 93 qui propose de faire découvrir son territoire. 2h pour se promener dans le quartier Brise-Echalas qui accueillera l’habitat participatif et écologique de la rue Delaune.


Afin de découvrir le projet d’HP de la rue Delaune, 

Rdv Territoire: le 27 novembre 2013 à 14h, inscription auprès de Accueil banlieue.
 
Archives:
Rdv Territoire du 21 septembre 2013, une balade urbaine en vélo à L’Île-Saint-Denis : Accueil banlieue nous a raconté les richesses urbaines et humaines du territoire //  Bellastock nous a ouvert les portes de ACtLab, le chantier de l’écoquartier, total réemploi et ouvert au public // Philippe Monge, Adjoint au maire en chargé de l’urbanisme, nous a présenté le projet de la ville à travers son écoquartier // enfin, un atelier upcycling avec Déchets d’Art // Pique nique sur site.

Prochaine balade urbaine pour découvrir le territoire et le projet d’habitat participatif à L’ÎLE-SAINT-DENIS : le mercredi 27 novembre à 14H
 
 
 
 
ARCHIVES
21 septembre 2013 de 10h à 14h :  balade urbaine en vélo , dans le cadre du projet d’éCOhabitat groupé au sein de l’écoquartier de L’ÎLE-SAINT-DENIS.

LIEU DU RDV : Rassemblement devant la mairie de SAINT-OUEN (M° ligne 13 / Station mairie de Saint-Ouen) – Station Vélib – Possibilités de venir en vélo par les stations: RER D (Station Stade de France) // RER B (Station Plaine Stade de France) // RER C (Station Saint-Ouen).

 
HEURE DU RDV: 10 H  
 
PROGRAMME DE LA BALADE:
 
 

1/ Etape 1: Le Grand Parc de Saint-Ouen (qui sera à 15mns à pieds /5 mns en vélo de l’immeuble participatif à construire) 

2/ Etape 2: Chantier de l’éco-quartier, un lieu « de vie » et de préfiguration de l’éco-quartier.
Présentation par l’équipe Bellastock (ActLab) 
Déambulations sur site et préfiguration des vues et ambiances futures.
Echange sur le mode opératoire avec Rabia ENCKELL (Promoteur de courtoisie urbaine)
 
3/ Pique nique sur place
 
4/ Etape 3: Atelier upcycling ludique et collectif avec Décherts d’Art 

Merci de penser à apporter ;  par participant :

  1. Une bouteille, vide et lavée, en plastique lisse: Les eaux gazeuses et les sodas offrent de belles couleurs, (badoit, st yorre, salvetat, rozanna, …)
  2. Une bouteille, vide et lavée, de coca ou autre bouteille transparente de soda.
 
5/ Etape 4: Balade dans le centre de  L’Île-Saint-Denis : Accueil Banlieue nous fera découvrir « les pépites de la ville » de L’île-Saint-Denis.
 
Fin de la visite vers 14h/ 14h30
 
 
PETITS DETAILS POUR NOUS ORGANISER : 
VELOS: un taxi vélo pourra être mis à disposition par Promoteur de courtoisie urbaine si besoin.
N’hésitez pas à me le signaler.
PIQUE-NIQUE: Nous vous proposerons sur place et gratuitement, les couverts, les boissons, des tapas et des fruits.
 
INSCRIPTION:
Gratuite sur réservation via l’espace contact – pas de limites d’âges
 
 
27 juin 2013 à 18h30:  L’ÎLE-SAINT-DENIS // éco-quartier, habitat participatif , Ecoconstruction-Upcycling
 
29 juin 2013 à 14h: STAINS //  Habiter son quartier, devenir auteur de la ville

 

27 juin 2013 à 18h30 : Dans le cadre des assises du Grand-Pari(s) de Plaine-Commune à L’ÎLE-SAINT-DENIS

Présentation du projet d’habitat participatif ; chantier de l’éco-quartier fluvial, chez ActLab, le laboratoire Upcycling de Bellastock. 

« Autour d’une exposition photographique sur la vie du chantier et d’un lieu démonstratif de l’acte de construire »

ð  Présentation des travaux, processus et constructions utiles au futur éco-quartier, comme autant de manifestes de la construction en réemploi.

ð  Rencontres et témoignages des principaux acteurs du projet d’éco-quartier fluvial

ð  Manipulation de matière autour de performances artistiques et techniques.

ð  Présentation de la programmation à venir, des chantiers d’été, des prochains ateliers et projets-évènements.

ð  Scénographie groupe de danseurs performeurs de la Compagnie l’Essoreuse dans la friche des entrepôts du Printemps. »

Adresse: Eco-quartier fluvial de L’ÎLE-SAINT-DENIS / ActLab, 9 quai du Châtelier, l’ÎLE-SAINT-DENIS

 

29 juin 2013 à 14h: STAINS / Assises du Grand Pari(s) de Plaine Commune

Plaine Commune et le Laboratoire International pour un Habitat Populaire organisent un atelier autour de  «   Habiter son quartier, devenir auteur de la ville »

Adresse: 30-34 Avenue George Sand, Stains 93240 // Accès : M13 Saint-Denis Université // RER B (La Courneuve Aubervilliers) puis bus 150 direction Pierrefitte-Stains RER, arrêt François-Bègue.
Motivations membre

Ils ont choisi d’habiter ensemble sur L’Île – avril 2014

SOMMAIRE

1-  Le groupe d’habitants commence sa collaboration avec Julien Beller, architecte de leur projet
2- La conception bioclimatique appliquee au projet
3-  Construire avec des materiaux sains ; 3 questions a Raphaele Heliot, experte ecoconstruction
4-   Le reemploi dans la construction neuve ? 3 questions a Julie Benoit de Bellastock (ActLab)

                                                     

1-  Le groupe commence sa collaboration avec Julien Beller, architecte de leur projet

Julien Beller, architecte, diplômé en 2003 de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La-Villette, il a toujours choisi la voie de l’Architecture alternative en rejoignant tout d’abord Patrick Bouchain puis le collectif Exyzt avant de fonder avec Fiona Meadows, Patrick Bouchain et Sylvia Frey, AoA ; "L’organisation des architectes alternatifs". Aujourd’hui co-fondateur de No Mad’s Land et Président fondateur du 6b, Fabrique culturelle alternative à Saint-Denis, Julien B. oeuvre dans des projets architecturaux où la créativité de l’architecte est support de renouvellement des comportements sociétaux.
Pour connaître davantage Julien B. : "carte blanche à Julien Beller - Ecole du Renouvellement Urbain »
Oeuvrent aux côtés de Julien B. : Adeline Eminet ( Architecte DE) – Margaux Zablocki ( 4ème année d’architecture) – Haythem Msabhi ( Architecte en formation HMNOP)

 

Bien loin de la posture de l’architecte gardien de la «  bien pensance » du moment,  Julien Beller fait preuve d’écoute et d’empathie et met en place des outils prospectifs lors d’ateliers de co-élaboration du projet. L’architecture est, ici, fédératrice et le dispositif de conception place les habitants, individuellement et en groupe, au coeur de la prise des décisions.

Les ateliers d’échange et de co-élaboration de projet constituent les espaces-temps :

– d’empowerment = rendre les habitants ensemble capables d’apprécier l’impact d’un choix donné sur leur mode d’habiter et de co-habiter.

– d’empathie = Dessiner une idée  n’est pas suffisant pour en faire une solution. La faire vivre, évoluer à travers l’échange avec les premiers concernés, oui.

– de construction d’un syncrétisme culturel entre la programmation de l’immeuble ( le projet) et les nouveaux modes d’habiter chacun chez soi et tous ensemble ( les usages ).

 

Exemple d’outils prospectifs proposés par Julien Beller et son équipeA la question classique «  comment distribuer les logements » est substituée la question : «  Comment j’accède chez moi? Quel est mon lien avec mes voisins et quelles ambiances pourrions nous co-construire dans ces espaces ? »

– Veuillez cliquer sur l’image pour une meilleure lisibilité –

 

 

 

 

2- La conception bioclimatique appliquee au projet

La conception bioclimatique consiste à mettre à profit les conditions d’exposition et de ventilation du site pour proposer une architecture naturellement ( sans appel à un équipement technique spécifique) confortable et induisant un mode de vie éco-responsable, du matin au soir et en toutes saisons.

Une architecture confortable et éco-responsable propose des espaces à vivre :

– thermiquement confortables toute l’année, tout en consommant très peu d’énergie : soleil = chauffage passif – Nord et direction des vents dominants = ventilation naturelle….

– naturellement éclairés la journée : anticipation des masques solaires dus aux immeubles voisins et selon la course du soleil…

– naturellement ventilée et dont l’habitant est acteur majeur.

– à régulation hygrométrique facile à atteindre naturellement.

La parcelle dite Pb4, qui accueillera l’écohabitat groupé ainsi qu’une dizaine de logements locatifs sociaux,  est orientée Nord-Ouest/Sud-Est. Pensée par l’urbaniste de l’écoquartier, cette exposition permet la déclinaison d’une conception bioclimatique optimale.

Façade Nord-Ouest :

 

Façade Sud-Est :

3-  Construire avec des materiaux sains : 3 questions a Raphaele Heliot

Raphaële Héliot est consultante experte en éco-construction, co-créatrice du jeu «  7 familles pour écoconstruire » et auteur de plusieurs ouvrages autour de l’éco-construction et l’éco-être. Se définissant souvent comme une « architecte recyclée », Raphaele H. aime partager avec pédagogie les fondamentaux d’un habitat sain et écologique.

Rabia E. : – Raphaële, qu’est ce qu’un matériau de construction sain ?

Raphaële H. : – On considère comme sain un matériau qui ne porte pas atteinte à la santé, sur l’ensemble des étapes de son cycle de vie !

De la fabrication à la destruction en passant par la pose et l’usage, un matériau sain minimise les dégagements toxiques et ne contribue pas à des phénomènes de moisissures. Les matériaux sains sont le plus souvent issus de ressources renouvelables (végétales), ils subissent peu de transformations industrielles et sont aisément biodégradables ou recyclables. 

Rabia E. : – Un matériau naturel est-il toujours bon pour l’environnement de l’Homme ?

Raphaële H. : – Le mot « naturel » est ambigü : il ne faut pas oublier que TOUT ce que nous utilisons, minéral, végétal ou animal, toute substance est prélevée dans la nature. La nature produit aussi des substances toxiques (plomb, amiante, cyanure, dioxines,…) pour l’homme et l’environnement (air, sols, eau).

Pour la construction, si on entend par « naturel »  un matériau utilisé brut ou peu transformé, comme de la terre crue, de la paille ou de la laine de mouton, alors oui, il aura un impact environnemental faible. Mais d’une façon générale, la phrase « matériau naturel = bon pour l’environnement » n’est pas toujours vraie !

Rabia E. : –  S’assurer de la qualité sanitaire d’un matériau de construction est-il suffisant pour garantir un habitat sain ?

Raphaële H. : –  Cela permet au moins d’éliminer certaines sources de pollutions possibles.

Il reste à assurer, pour un habitat sain, certains points complémentaires :

– la gestion de l’humidité (entre 55 et 70%),

– la régulation de la température (17 à 19°C),

– une bonne ventilation et l’utilisation de produits d’entretien non polluants,

– l’élimination des champs électro-magnétiques autour des lits et le long des structures en bois, 

4-   Le reemploi dans la construction neuve ? 3 questions a Julie Benoit de Bellastock.

Julie Benoît est architecte DE, chef de projet recherche et architecte Exé. Elle intervient comme enseignante dans plusieurs écoles d’architectures. Julie Benoît est un des piliers de « ACTLAB » , l’outil et lieu d’expérimentation collective dans l’écoquartier fluvial, porté par Bellastock, Plaine Commune et la ville de L’Île-saint-Denis. Très présente sur site et toujours partante pour rencontrer les foyers intéressés par le projet d’écohabitat groupé, Julie Benoît aime parler de réemploi avec pédagogie, engagement et passion.

 

Rabia E. : – Julie, qu’est ce que ActLab?

Julie B. : – ActLab est un laboratoire de recherche-action initié par Plaine Commune, la ville de L’île-saint-denis et Bellastock et qui a reçu le soutien de l’Adème. Les missions de ActLab consiste à récupérer et stocker des matériaux issus de la démolition/déconstruction des entrepôts du Printemps, puis de concevoir du mobilier urbain ou d’imaginer des techniques constructives à partir de ces matériaux afin de pouvoir les réutiliser directement sur place, dans le futur écoquartier.

ActLab a au passage fait du temps du chantier un LIEU ouvert sur la ville.

 

Rabia E. : – Julie, qu’est ce que le réemploi dans l’architecture et l’aménagement ?

Julie B. : – C’est réutiliser = exploiter un objet en modifiant son usage uniquement sans dépenser de l’énergie pour le transformer. La seule énergie acceptable dans le réemploi est celle humaine et donc le savoir faire.

Le réemploi est  fondamentalement différent du recyclage qui réintriduit l’objet ( souvent appelé déchet) dans un cycle industriel consommateur d’énergie ( ex:  réduire en miette un objet pour en faire un nouvel objet qui ne conserve plus ni la mémoire de ce qu’il a été ni l’entropie qu’il enfermait).

Rabia E. : – Peux-tu nous donner des exemples Julie ?

Julie B. : – Oui, nous avons élaboré collectivement,  sur le chantier de l’écoquartier, plusieurs prototypes. La démarche consiste à expérimenter in situ et in vivo. Le savoir et l’engagement de chacun de nous, architectes, entreprises, artisans, collectivités locales, Adème, urbaniste de l’écoquartier…sont mis au profit de la démarche.

L’ancien entrepôt du printemps devient un « gisement in situ », les engins de déconstrcution deviennent des outils de construction ( Sources images : ActLab – Bellastock) :

 

Appliqué à un grand territoire, le réemploi peut initier de nouvelles filières bâtiment et qui sont de surcroit vertueuses et indélocalisables. Dans ces filières,  l’intelligence et le savoir-faire locaux sont aussi importants que la « matière ».

Nous sommes très intéressés par expérimenter de nouveaux procédés avec Julien Beller et le groupe d’habitants du projet d’écohabitat groupé.

 

Ici,  même l’infrastructure ( sous la A86) et « réutilisée »  et devient le temps d’une manifestation, un cinéma de Plein-air ! C’est un forme de résilience positive.

Source ActLab – Bellastock