La lettre de septembre 2013

AU SOMMAIRE

Interview avec Daniel JAUNAS de «  La Fonderie (1) » a VANVES
Ailleurs, pour nous inspirer ici
Nos projets en cours

 

INTERVIEW AVEC DANIEL JAUNAS

(1) En 1977, trois couples émettent le souhait de trouver un nouveau cadre de vie pour eux et leurs enfants. Dès lors, ils constituent un groupe en 1984 avec dix autres familles. La recherche d’un terrain aboutit au site d’une ancienne fonderie de Vanves (92). Quatre ans plus tard, après beaucoup de travail, les familles emménagent à La Fonderie. 

Daniel Jaunas, membre du groupe d’habitants à l’initiative de la Fonderie, partage son vécu sur ce lieu, lors d’une rencontre avec Rabia Enckell, Pro moteur de courtoisie urbaine.

Par Nathalie BOYER

 

Rabia E. : – Vous connaissiez-vous, entre familles, avant de vous lancer dans le projet ?

Daniel J. : – C’était le cas pour le groupe initial composé de trois familles et qui habitaient Paris 15ème. J’ai, pour ma part, été le dernier à rejoindre le groupe. Nous avons, par ailleurs, beaucoup œuvré pour le développement d’une relation amicale entre nous avant de nous installer dans « les espaces », quatre ans plus tard. Cette période a été très sympa. Nous nous rendions beaucoup de services. Nous avons appris à bien nous connaître. J’habitais Issy-Les-Moulineaux, une famille habitait Vanves, deux familles habitaient Paris, une à Sainte-Geneviève et une le Pré-Saint-Gervais.

 "Nous avons appris à bien nous connaître » Fond de photo "la fonderie" - ©Rabia E.

Rabia : – Et comment avez-vous procédé ?

Daniel J. : – Pendant toute la période de réflexion sur le projet, on se voyait quasiment toutes les semaines à raison d’une soirée hebdomadaire. On organisait un week-end par mois, le samedi ou dimanche ou les deux jours à Paris ou dans un gîte du côté d’Orléans, de la Picardie, de Reims, ou en Normandie…

Rabia : – Jeunes, les enfants ne participent pas réellement au projet. En revanche, je suis persuadée que ce type de lieux de vie influence leur enfance.

Daniel J. : – Ma fille M. avait cinq ans quand on a intégré le collectif et neuf au moment de l’emménagement. Elle s’est tout de suite  rapprochée d’une autre gamine qui avait trois mois d’écart.  « La fonderie » restera le lieu de leur enfance  où elles invitaient leurs copines du quartier. Je me rappelle de l’une d’elle qui a trouvé refuge dans l’immeuble pendant la séparation de ses parents.

Rabia E. : – Justement, dans l’absolu, la communauté n’est-elle pas un facteur de stabilité pour tous, petits et grands ?

Daniel J. : Si bien sûr.  C’est certain. Nos enfants vivaient et évoluaient ensemble. Deux baby-sitters, un garçon et une fille, assuraient  la sortie de l’école,  tous les jours,  de 16h30 à 19h30. A ce jour, seulement deux personnes – dont moi pendant quatre ans avant de revenir – sont parties à cause d’un divorce. Les autres couples de la Fonderie ont passé tous au moins vingt cinq ans de vie commune.  J’ai questionné les différents autres habitats. Il n’y a jamais eu beaucoup de divorces. Nous sommes très largement en dessous des moyennes des divorces en France (un tiers des couples) et encore plus à Paris (un couple sur deux). (Rires).

Mais j’avoue que chacun de nous a eu beaucoup de chance en n’ayant pas besoin de faire face, tout seul ou en groupe,  à des soucis majeurs (maladies, accidents, chômages, deuils…). On ne peut pas dire qu’on a vraiment testé notre solidarité mais je suis sûr qu’au sein du groupe, on aurait pu compter les uns sur les autres pour faire face à ce genre d’évènements.

On a, par ailleurs, accompagné les évènements heureux personnels et professionnels de certains d’entre nous. Trois habitants ont, par exemple,  créé leurs entreprises et assuré leurs premières réunions de conseils d’administration dans la salle commune de la fonderie.

Rabia E. : – Une séparation est-elle plus délicate à gérer dans ce type de lieu de vie, plus collectif qu’ailleurs ?

Daniel J.: – Absolument ! Je l’ai vécu. Le groupe a vécu mon divorce comme une trahison. On pourrait penser que j’ai divorcé avec le groupe ! Je suis revenu à la Fonderie quatre ans plus tard, mon ex-épouse ayant déménagé et il a fallu reconstruire les liens.

Rabia E. : – S’agissant des espaces,  comment avez-vous géré la salle et l’appartement commun ? Comment  arrêtiez-vous des décisions communes ?

Daniel J. : – On ne s’est pas vraiment posé de questions. On avait tous accès aux espaces en commun (chambres d’amis, salle polyvalente, jardin…) et les choses se mettaient en place d’une façon très spontanée.

 « les choses se mettaient en place d’une façon très spontanée » - ©La Fonderie

Rabia E. : – Vous n’aviez pas établi de règlement de copropriété ?

Daniel J. : –  Non. Toute la vie de l’immeuble fonctionne sans règlement.  Tout le monde paye exactement pareil et décide ensemble.

Rabia E. : – Est ce la transcription de  l’idée « un homme, une voix »?

Daniel J. : – « Un homme, une voix »… Je comprends l’idée mais nous avons opté pour l’unanimité. C’est un principe que nous avons réussi à tenir. Je pense qu’une proposition adoptée à la majorité peut générer des frustrations chez ceux qui n’ont pas adhéré. Dans les décisions prises à la majorité, il y a tout de même un rapport de force. Quand on travaille à l’unanimité, on prend le temps de bien se mettre d’accord les uns avec les autres. L’unanimité fonctionne quand tu fais des réunions fréquentes, mensuelles ou quasi mensuelles. Ce que nous avons fait jusqu’à l’an 2000.

Rabia E. : – Quand vous êtes arrivés en 1987, tu étais le premier à t’installer en janvier.  Les derniers emménagements ont eu lieu en juillet de la même année. Une communauté qui s’installe a t-elle envie de s’ouvrir sur la ville ?

Daniel J. : – Vivre dans un habitat partagé, c’était s’ouvrir sur la ville, c’était clair. On l’a fait très rapidement. L’habitat participatif est différent aujourd’hui car les gens sont moins politisés. Nous, anciens soixante-huitards, nous l’étions beaucoup plus. On est connu par les associations qui ont souvent eu besoin d’une salle. La solution de secours était chez nous. Les associations de Vanves nous connaissent. On est accueillant. On est un centre de ressource.

Notre salle commune est juste en face d’un café. Le café a une sortie qui donne sur le côté de La Fonderie avec une porte mitoyenne. A notre initiative ou celle du café, nous avons  fait des fêtes communes.

 « Pour les associations, la solution de secours était toujours chez nous » - ©Rabia E.

R : – Quand il souhaite succéder à une famille dans ce type de résidence, l’acquéreur vient -il d’abord chercher le groupe ?

Daniel J. : – Je ne sais pas réellement. Ce qui est sûr : « Tu n’as pas le droit de t’installer et de ne pas dire bonjour à tous tes voisins ». On a une salle commune et des réunions. Il y a un code qu’il faut appliquer comme prendre des nouvelles des voisins … Cela peut paraître artificiel, mais c’est important. Sinon, ce n’est pas parce qu’une personne a vendu que cela change. Ce n’est pas comme si dix personnes vendaient en même temps.

 

AILLEURS POUR NOUS INSPIRER ICI

Marketta PIIK, habitante d’une résidence à Munkkiniemi, un quartier au sud ouest de HELSINKI (FINLANDE), nous a ouvert les portes des espaces partagés entre voisins.

L’espace est situé au  niveau d’un demi sous-sol. Il est grand, propre, aéré et éclairé naturellement. Il est ouvert de 9h à 20h, toute la semaine. Les tarifs d’accès sont définis pour couvrir les frais d’entretien des espaces: 3€/1h – 5€/2h.

(Pour info : prix ticket tramway à Helsinki = 2€ )

Les espaces sont grands et permettent l’installation, sans se gêner, de plusieurs voisins en même temps. Ici, les salles ne sont pas fermées mais les résidents se réservent le droit de les fermer, s’ils le souhaitent.

Les machines sont d’une gamme professionnelle et à fonctionnement instinctif. Les salles de séchage peuvent être ventilées naturellement l’été et bénéficient d’un système de séchage économe (une simple résistance sur air extrait) et performant en saisons froides. L’espace offre même l’accès à une mangle manuelle.

Un concierge assure le lien avec les sociétés d’entretien,  en fonction des incidents signalés par les usagers.


Situé au niveau d’un demi sous-sol d’un autre bâtiment voisin, l’espace sauna se réserve par tranche de 2h/foyer. Inscrit culturellement dans les habitudes des finlandais, l’espace sauna est un vrai espace de méditation qui doit rester, propre, fonctionnel et épuré.

La réservation se fait auprès du concierge qui se charge de le mettre en chauffe. L’espace d’entrée au sauna est différent de celui de sortie afin que l’accès demeure fluide et que les familles ne se gênent pas mutuellement.

 

NOS PROJETS EN COURS

L’éco-quartier fluvial de L’ÎLE-SAINT-DENIS met à la disposition, d’un groupe de foyers, une parcelle pourla construction d’un immeuble résidentiel participatif. Le groupe d’habitants est en cours de constitution.

16 à 18 foyers (familles, personnes vivant seules, couples, simples co-habitants) disposeront du temps, outils et accompagnement nécessaires pour imaginer et programmer leur mode d’habiter ensemble et chacun chez soi.  Le groupe définira, à travers des ateliers,  ses besoins en espaces et services partagés, incarnera un engagement pour l’environnement et construira une culture architecturale commune et à leur image.

L’imaginaire:

– La capacité de chacun à tisser du lien.

– Ces rencontres qui incarnent notre conception du vivre ensemble…

– Vivre un projet ascendant (à partir des aspirations des habitants acteurs de leur espaces de vie)

Le moteur : le groupe

Chacun souhaite rompre avec la logique « j’acquière, tout seul dans mon coin, un logement fini, prêt à la consommation » au profit d’une logique «  l’immeuble est le lieu d’expression d’une action auto-décidée, collective, responsable et solidaire ».

Le support :

Promoteur de courtoisie urbaine (Rabia ENCKELL) pour accompagner les groupes  en mode « ateliers d’intelligence et de décisions collectives » + l’ensemble des acteurs publics et privés de l’éco-quartier fluvial. Le projet fera partie des premiers projets à mobiliser l’ensemble des acteurs privés et publics de la ville durable.

Pour en savoir plus

Une balade en mai 2013

 

Au sommaire:

Une balade urbaine du Bas vers le Haut Montreuil – 24 avril 2013

 

 

Bandeau3 Newsletter Janvier 2013

Les curiosités de janvier 2013

Au sommaire:

Ailleurs pour nous inspirer ici

Mes petites sensibleries

L’aventure d’un mot

AILLEURS, POUR NOUS INSPIRER ICI

SARGFABRIK // Vienne (AUTRICHE) // Résidence pour 73 familles // Auto-promotion sur le site d'une ancienne fabrique de cercueils en plein centre de Vienne // Architecte BKK-3 

L’histoire

Naissance de l’idée: en 1986 autour de trois familles, moteur du projet  Constitution en 1987 de l’association « VIL  ; Verein fûr Integrative Lebensgestaltung »  ; soit  l’association pour un mode de vie intégratif (celui qui ne rejette personne) dont l’objet est la création d’un projet résidentiel et culturel. La culture est un (autre) levier d’intégration.

Identification du site: 1992  

Conception + réalisation: de 1992 à 1996 (2 ans de travaux)

Les 110 adultes et 45 enfants sont tous entrés dans les lieux en même temps, en Juillet 1996)

Programme: 5000 m2 de S. habitées+ 2000 m2 de S. partagées

Densité: 116 Logements/Ha.

Le mode operatoire

L’association « VIL =  prend très rapidement la forme d’une coopérative d’habitat et de service. Elle acquière l’ancienne usine, conduit sa démolition et développe le projet immobilier résidentiel et culturel. Chaque coopérateur est, en quelque sorte, « copropriétaire de l’ensemble » mais n’est pas propriétaire stricto sensu de son logement.

Des quote parts régissent les dépenses ainsi que le remboursement du prêt global. 90% des membres ont été identifiés au démarrage de la conception. Une liste d’attente a donné naissance à un projet voisin appelé Miss Sargfabrik (40 logements, livraison en 2000). Ces résidents voisins accèdent aux équipements de Sargfabrik,  qui se sont avérés sur-dimensionnés.

La gestion, les budgets de fonctionnement ainsi que les évolutions de l’immeuble sont décidées collectivement à travers deux assemblées générales organisées annuellement. La communauté habitante de Sargfabrik et de Miss Sargfabrik , a créée 20 emplois locaux, pour la gestion du centre culturel, du café restaurant, de la garderie, des espaces privatifs et recevant du public.

La residence de l’interieur

Des espaces partagés réservés à la communauté habitante un jardin d’eau + un toit terrasse + des mini-espaces ouverts ou construits (paliers + laveries + bibliothèque + un coin multimédia + une grande cuisine + un espace, à la fois, salle à manger et salle de projection) + une salle des bains.

Le jardin d’eau

Le toit-jardin comestible

La salle des bains

L’apparition de cet équipement est très forte de sens. Ce complexe de bien être (sauna finlandais, espace de massage, tepidarium, baignoires…) a été rendu possible:

– spatialement,  grâce à la renonciation à des places de parking par certaines familles qui ont décidé, en phase conception,  le recours à l’auto-partage.

– financièrement: la grande majorité des familles avaient renoncé à la baignoire dans le logement. Celles qui la conservent, en supportent les frais.

La salle des bains profite à tous les enfants accueillis à la garderie, résidents ou pas de l’immeuble.

Des espaces partagés devenus équipements structurels pour le quartier

Le « Sargfabrik Kulturhaus » = centre de diffusion culturelle

La garderie

Cet espace de garde et de suivi périscolaire accueille les enfants de la résidence et du quartier,  âgés de 3 à 10 ans. Les parents sont impliqués dans la gestion et le programme pédagogique.

 Le café restaurant + la salle de réunion accessibles aux résidents et aux riverains.

 

Bibliographie  www.sargfabrik.at // ba1atelier1213.wordpress.com // www.wohnmodelle.at // http://vienez.wordpress.com // Debarre Anne, « Co-habitats dans la ville aujourd'hui », Cahiers philosophiques, 2009/2 N° 118

 

MES PETITES SENSIBLERIES

Le collectif Encore Heureux // Collection «  À LA RECHERCHE D’ÉLEMENTS IMAGINAIRES POUR L’ARCHITECTURE » - 2006 // 10E EXPOSITION INTERNATIONALE D’ARCHITECTURE DE VENISE // P.14

Les professionnels de l’architecture ont tendance à ignorer, voire rejeter toute forme d’expression de la vie domestique, celle naturelle, qui concerne et concernera le commun des mortels. Pourquoi doit-on continuer à dénoncer les parasols publicitaires, le linge qui sèche, le bout de balai qui dépasse…?

Et si l’expression de la vie domestique devenait un volet structurel dans le processus de conception. Il en sortirait des éléments architecturaux et des espaces capables d’intégrer les moments de la vie courante et de les sortir de la clandestinité.

 

L’AVENTURE D’UN MOT

Courtoisie urbaine

Les mots voyagent avec nous. Il  s’accordent avec nos humeurs, formalisent nos convictions, puisent dans nos propres histoires. Dans ma valise,  je transporte précieusement le mot « courtoisie ».

Urbaine, la courtoisie est un esprit, un idéal pour la construction des lieux de vie. Les temps d’écoute, d’empathie et d’implication sont aussi importants que ceux de l’expertise. La courtoisie dans l’acte urbain est capitale tant elle implique fondamentalement  l’ «  Autre » et organise, intrinsèquement, le « Vivre ensemble ».


                

LITTERATURE IMMOBILIERE

«  Il faut n’appeler science que l’ensemble des recettes qui réunissent toujours. Tout le reste est littérature » - PAUL VALERY

PLACE DES  GROTTES – Philippe GFELLER – EDITIONS D’EN BAS

Une belle plume pour conter une rénovation urbaine maîtrisée et guidée par les habitants, celle du quartier Nant des grottes à Genève (Suisse). Ce livre bouscule les outils conventionnels de rénovation urbaine et démontre que celle ci peut  être conduite avec les riverains.


LE GUIDE DE L’HABITAT SAIN – Drs Suzanne et Pierre DEOUX – MEDIECO EDITIONS

Un ouvrage technique accessible au grand public. Il vous permet de comprendre l’influence de chaque élément du bâtiment sur la santé, ce du gros oeuvre à la finition.


L’ARCHITECTE, LE SOCIOLOGUE ET L’HABITANT – Florent CHAMPY   EDITION PLAN CONSTRUCTION ET ARCHITECTURE

L’auteur développe à partir de bilans critiques de quatre expériences françaises, les limites des méthodes retenues pour la prise en compte des usages dans la conception du logement social.

Sensibleries

 Il y avait une fois une maman avec sa fille qui   – lien à cliquer pour écouter le conte –

Source « la FAV » www.fa-v.com avec Alain Gossel, habitant et conteur de L’Île-saint-Denis (93) - Atelier TRANSMEDIA

 

Usage « Donnons des espaces capables » 

 

Crédit photo: Rabia ENCKELL

Le petit balcon retrouve une fonction domestique à travers une installation bricolée et risquée. Un besoin qui aurait pu être accompagné d’une programmation et d’un détail architectural adéquats afin de reconnaître l’usage et l’extraire de la « clandestinité ».

 


«  Il faut cultiver notre jardin » 

Crédit Photo: Bruno Rollet – Via Lemoniteur.fr

Situé au coeur du quartier Balzac à Vitry sur Seine, Candide est un immeuble résidentiel de 29 logements qui ne connaîtra pas l’ennui…. Architecte: Bruno Rollet

 


« Je suis sur le toit dans le jardin »

Crédit photo: Mark K Morrison

Jardin sur l’attique d’un immeuble d’habitations à New York. Plus de 160 variétés de plantes comestibles, partagées entre les résidents d’un immeuble situé à Battery Park City.


De l’air ! Echangeons des  mètres carré contre des mètres cube

La hauteur sous plafond usuelle des habitations neuves  n’a cessé de diminuer ces 50 dernières années. Elle est de 2,5m aujourd’hui et  la réglementation française autorise jusqu’à 2,20 m ! L’augmentation des coûts de construction, le recours aux plafonds techniques ou encore l’isolation thermique expliquent la tendance. Il en résulte « une diminution de la qualité de l’air de l’habitat » et «  une diminution du confort spatial, comme le souligne, l’architecte S.Brindel-beth. Si un logement prend en compte la surface minimale par personne; on néglige d’intégrer la nécessité d’un volume minimal par personne » 

Source: LE GUIDE DE L’HABITAT SAIN ; Suzanne et Pierre DEOUX - MEDIECO EDITIONS - 2ème édition ;    p 148 / Chapitre la Hauteur des pièces


 

BIBLIOTHEQUE

Est collecté dans cette rubrique un tas de liens pour une masse d’ouvrages sur une tripotée de sujets.

Bref, ici c’est la quantité… Bonne lecture !

 

Faire la ville Autrement

Pas de toit sans toi Collectif, sous la direction de Patrick Bouchain. Collection L’impensé ( chez Actes Sud). Trois chantiers d’habitat social réinventés avec leurs futurs locataires, les habitants.

On y lit notamment, à l’attention de ceux qui ne comprennent pas que l’on puisse ainsi pratiquer l’architecture ;   » Triste société que celle qui ne comprend pas que les choses puissent se faire ainsi« .

Villes contestées Collectif, sous la direction de Cécile Gintrac et Mathieu Giroud. L’ouvrage dénonce, avec les outils de géographes, les limites voire l’impact d’un renouvellement urbain autocratique et néo-libéral, y compris quand il se veut vertueux. Ici la contestation est un chance pour la ville.

Mathieu Giroud, qui a toujours dénoncé le coût social de la financiarisation de la production urbaine, fait partie des 130 victimes tuées lâchement au Bataclan, un maudit 13 novembre 2015.

Villes durables et écoquartiers  Raphaele Heliot, architecte. Un ouvrage complet de nature à rafraîchir le terme écoquartier !


Psychologie de l’habitant

Ville aimable  Denis Martouzet, Professeur d’urbanisme à l’IU de TOURS explique l’universalité des affects, la multiplicité des pratiques et des imaginaires des habitants et  dont « les experts » ne peuvent faire abstraction.

J’habite donc je suis Fabrice Larceneux, Chercheur au CNRS, développe avec une plume assez accessible (pour un universitaire, entendons nous bien !) la valeur émotionnelle et identitaire d’un bien immobilier. 5 pages + 1 page bibliographie


Contexte et tendance

La charte de la ville de Paris pour le logement participatif La ville de Paris projette la mise en oeuvre de l’habitat participatif et solidaire, intra-muros et en banlieue proche.

Les logements d’hier, d’aujourd’hui et de demain vus par les français Sondage à l’initiative de GECINA, réalisé en mai 2011 auprès de 2 000 ménages français représentatifs de la population française.


Un peu de philosophie a ecouter

La ville du futur sera-t-elle vivable ? Nous dirigeons-nous vers l’enfer urbain ou l’utopie concrète ? Thierry Paquot et Cynthia Ghorra-Gobin partagent leur réflexion sur la question. L’utopie est un présent, ailleurs. ça n’est pas une anticipation, ça n’est pas « un futur ». C’est un contre-modèle, une alternative qui expérimente.

Habiter la couleur. Jean Claude PINSON sur France Culture nous rappelle que la vie elle même nous appelle à l’usage de la couleur  – Sept 2011, 9 mns