Festival MakeCity BERLIN 2015

Rabia E. – Festival MakeCity BERLIN

Rabia ENCKELL,
Fondatrice de courtoisie urbaine

« Porter des projets de lieux de vie participatifs, oeuvrer pour des projets à fort  ancrage local, construire les liens en amont de la construction des espaces »

 

J’ai démarré, en 2002, avec un diplôme d’architecte paysagiste de l’École nationale supérieure du paysage de Versailles : 4 délicieuses années à côtoyer de grands noms de l’urbanisme et penseurs de la ville.

Mes debuts

Ma première expérience professionnelle fût une collaboration projet de conception et de construction de l’école internationale de danse africaine contemporaine Jant-Bi, fondée par la Chorégraphe et danseuse Germaine ACOGNY, à 60 km de Dakar (Sénégal). Cette expérience, au sein d’une équipe internationale et dans un environnement de création et de beauté artistiques, fût empreinte d’imaginaire et de convivialité.

De retour en France, j’ai rejoint Chemin Faisant , une agence d’urbanisme parisienne où j’ai pu travailler pour des collectivités territoriales et mesurer la complexité des jeux d’acteurs qui s’imposent sur un territoire.

Le promoteur immobilier en demeure un acteur clé !

Ma rencontre avec l’immobilier

Ma curiosité pour la maîtrise d’ouvrage s’est très rapidement transformée en une passion pour l’acte de construire des espaces de vie. Pendant 9 ans, j’ai eu la chance d’exercer au sein du groupe Brémond, un ensemblier de la ville porté par la réalisation de projets immobiliers à hautes valeurs sociétales, culturelles et environnementales.
Durant cette aventure, j’ai pu conduire des programmes innovants et primés, en Rhône-Alpes essentiellement.

Mon expertise consiste à promouvoir des projets qui depassent la simple rationalité technique et les standards qui s’imposent de partout, au profit d’espaces a vivre compatibles avec les nouveaux modes d’habiter et de travailler.

Dans un schéma ordinaire, les acquéreurs, inconnus habituellement lors de la programmation, subissent les espaces offerts et sont réduits à s’accrocher à quelques travaux modificatifs obsolètes et coûteux pour personnaliser leur bien. La rencontre avec l’acquéreur se limite très rapidement à la coïncidence du programme avec sa solvabilité. La simple volonté de bien faire du promoteur est rarement suffisante pour traduire réellement les attentes des acquéreurs. Les interprétations données aux nouveaux modes d’habiter permettent, au mieux, de coller partiellement aux attentes des ménages, au pire, de créer la frustration.

Intégrer les ménages, avec leurs différentes attentes et affinités, dès le stade programmation, c’est  se donner les moyens de ne pas réduire l’habitant à un rang de consommateur mais de générer une communauté habitante heureuse d’être la garante des orientations urbaines, architecturales et énergétiques retenues.

Mon credo

L’immeuble est le lieu d’expression d’une action collective responsable et solidaire. Le projet immobilier est un accélérateur de lien social, le terrain d’expression des différents engagements et idées des uns et des autres. La fin est dans les moyens.

 

Un portrait dressé par Le Journal du Grand Paris en Juin 2016
Un résumé de mon parcours et de mes aspirations à travers cet entretien avec la journaliste Séphanie Lemoine pour midi:onze